Presse Discographie Accueil Textes Spectacles Ecouter Espèce en voie d'apparition Un bon litron et le nez rouge, Déjà trois nuits passées dehors, Sous les cartons plus rien ne bouge C'est peut-être qu'il dort encore. Au ciel de lit il a la lune, Un rideau en tôle ondulée, Ce soir il va faire la une : Le "plan grand froid" est annoncé. Tandis qu'un prêtre à barbe grise A revendiqué tant et plus, En faisant des rues son église, Pour les paumés, pour les exclus. Fait d'hiver, qu'à cela ne tienne Un poivrot de plus, un clochard, Cet homme là venait de Vienne, Il vouait sa vie à Mozart. Le bois llustré par la patine, Son piano, le coeur grand ouvert, Distillait plein de sonatines Enluminées par quelques verres. Il aurait pu écrire la suite Sur un bloc à la plume d'oie Mais il lui fallait une cuite Pour qu'un miracle nous échoie. Tandis qu'un prêtre à barbe grise Vient juste d'épouser la mort Bien au froid derrière une église Cassé, notre MOZART s'endort Un bon litron et le nez rouge Après trois nuits passées dehors Sous les cartons plus rien ne bouge, Il s'est fondu dans le décor. ( A mon pote Viennet, en souvenir de nos rencontres avec l'abbé Pierre)
Rester debout Tant qu'il y 'aura ces mots dans tes chansons, Des refrains à reprendre à l'unisson, Tant qu'il y'aura ces mots dans tes chansons A partager, Si nous chantons plus fort tout peut changer ! Tant qu'il y' aura ces mots dans tes discours, Aux mille phrases vraies gorgées d'Amour, Tant qu'il aura ces mots dans tes discours On pourra croir' Qu'ils n'auront pas raison de nos espoirs ! Toi mon frangin,mon camarade, Toi mon voisin de barricade, Sans te lasser tu les mêleras jusqu'au bout Les mots puissants de tes ballades, Au rouge sang de la grenade, Reccomencer, se battre ensemble jusqu'au bout, Fourbus, blessés, mais rester DEBOUT Tant qu'il y'aura sur terre un champ de blé Et quelques gerbes d'or à rassembler Tant qu'il y'aura un champ de blé Comme cadeau, Il paraîtra moins lourd notre fardeau, Tant qu'il y'aura tes mots sur nos demain Nous puiserons la force dans nos mains, Tant qu'il y'aura tes mots sur nos demain On s'ra gagnants : La vraie vie n'épouse jamais l'argent. Toi mon frangin, mon camarade, Toi mon voisin de barricade, Sans te lasser tu les mêleras jusqu'au bout, Les mots puissants de tes ballades, Au rouge sang de la grenade, Recommencer, se battre ensemble jusqu'au bout, Fourbus, blessés, mais RESTER DEBOUT !
Tout simplement Bien sûr, il aurait pu téléphoner, Lui dire que tout va bien, qu'il reviendrait bientôt Et rester à Paris, juste se reposer, En attendant l'avion pour Mexico. Il a roulé presque toute la nuit, En passant souvent sa tête par la fenêtre Pour tuer le sommeil, paupières alourdies, Il doit faire encore trente kilomètres. Il imagine sous le grand drap bleu Ce corps tout chaud que ses mains ont appris par-coeur, Juste arrêter le temps, se perdre dans ses yeux, S'endormir avec lui pour quelques heures. Il monte l'escalier à pas de loup, Il entre dans la chambre et dans l'obscurité, Retrouve son amour en caressant la joue De l'homme qui va le faire chavirer : Ils s'aiment, tout simplement, Malgré le voisinage, à la barbe des gens, Ils s'aiment, tout simplement, Devant Dieu, sans le pape et tous les "bien pensants". Ils s'aiment tout simplement, Comme on aime d'Amour...Quand on est des enfants...
Au creux de l'arc en ciel J'ai tant cherché la route Qui mène jusqu'à toi, Sans économiser mes pas. J'ai traversé le doute, Les chagrins et le froid, Je n'ai jamais baissé les bras. Le chant des ruisseaux, Les fontaines, les oiseaux, Le vent dans les blés, les coquelicots, Les reflets de l'eau Et la voile des bateaux Me parlaient de toi, c'était si beau. Refrain Et d'est en ouest un peu partout, Bien plus loin que le nord, Au creux de l'arc en ciel je cherchais mon trésor. D' Acapulco à Katmandou, Dans l'envers du décor, Pour ton amour j'aurais donné plus que de l'or. Je l'ai trouvée, la route Qui mène jusqu'à toi Alors j'ai allongé le pas. J'ai oublié le doute, Les chagrins et le froid, Quand toi, tu m'as ouvert les bras. Le chant des ruisseaux Les fontaines, les oiseaux, Le vent dans les blés, les coqueliquots Les reflets de l'eau Et la voile des bateaux Nous ont dessiné un lit tout chaud. Derniers refrains Et d'est en ouest un peu partout Bien plus loinque le nord, Au creux de l'arc en ciel j'ai trouvé mon trésor. D' Acapulco à Katmandou Dans l'envers du décor, Pour ton amour, j'aurais donné plus que de l'or. Et d'est en ouest un peu partout, Bien plus loin que la mort, Au creux de l'arc en ciel j'ai caché mon trésor D'Acapulco à Katmandou, Je veux chanter encor' Pour ton amour je donnerais plus que de l'or Pour ton amour je donnerais plus que de l'or Pour ton amour je donnerais...plus que de l'or !